Vente aux enchères publiques

Maître MEILLANT-JAMMET (Châteauroux) - Une histoire de France (1780-1910) : souvenirs de la famille de Lanet.

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Une vitrine contenait la très grande majorité des souvenirs présentés dans cette vacation.

Elle est, à bien des titres, exceptionnelle :

à travers les uniformes et les équipements, ce sont quatre générations d’une même famille qui revivent ; quatre destins qui, de père en fils, racontent la grande Histoire de France.

Notre histoire commence en 1780 par l’uniforme porté à Yorktown par François Claude de Lanet (1738-1818), capitaine du régiment de Bourbonnais.

Elle finit avec Pierre de Lanet (1879-1906), son arrière-petit-fils, qui meurt brutalement au début du XXe siècle, officier de cavalerie.

L’essentiel des pièces présentées appartenait à son père,François-Maurice, capitaine dans l’artillerie à cheval de la Garde impériale sous le Second Empire, époque du luxe dans l’uniformologie française

Lots

Rare uniforme de François Claude de Lanet (1738-1818), capitaine commandant de compagnie du régiment de Bourbonnais à Yorktown (1781), au règlement de 1779.
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Lot n°
59
Rare uniforme de François Claude de Lanet (1738-1818), capitaine commandant de compagnie du régiment de Bourbonnais à Yorktown (1781), au règlement de 1779.

Rare uniforme de François Claude de Lanet (1738-1818), capitaine commandant de compagnie du régiment de Bourbonnais à Yorktown (1781), au règlement de 1779.  

En drap blanc. Col, revers et poches de basques passepoilés de noir. Les revers présentes de chaque côté sept boutons en argent au chiffre « 13 »  montés sur os (petit manque à un). Le revers de droite présente deux boutonnières faites après l'obtention de la croix de Saint Louis. Le pans gauche de l'habit, sous le revers, présente à l'avant trois boutonnières simulées, sans doute pour évoquer les trois boutons réglementaires du pans droit (qui ne semblent pas avoir été présents, dès l'origine). Parements droits en velours noir fermant par quatre boutons de petit module au chiffre « 13 » en argent, montés sur os, deux sur le velours et deux au-dessus. Basques à poches « en long » à trois pointes, à trois boutons et trois fausses boutonnières (en partie décousues) Retroussis ornés de motifs à la fleur de lys en drap noir découpé, cousus par un point entre eux. L'habit ferme par trois crochets en partie haute, au col et en haut des reversL'intérieur de l'habit ne présente pas de doublure.Avec son épaulette, portée à gauche conformément au règlement, de capitaine commandant de compagnie, en passementerie de fil d'argent passepoilée de noir et doublée de drap bleu, à franges « graines d'épinards » en argent.Accompagné de sa contre épaulette, en suite, portée à droite.

A.B.E. Vers 1780.

On joint deux boutons détachés de l'habit, sur os, un de gros module (nœud de taille) et un de petit module (épaulette).

Rapport d'état : Au vu de son âge, notre uniforme est en bel état. Il porte des petits trous de mite, des usures et petits accidents, des petites restaurations, principalement du drap blanc au dos. Les poches de basques sont légèrement décousues. Porte sur le dos trois attentes de suspension cousues sur le dos pour sa présentation en vitrine

Provenance : -Famille de Lanet, puis descendance.

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Biographie : François-Claude de LANET (1738-1818)Né à La Garde (Indre), il sert comme gendarme de la Garde le 27 avril 1758, lieutenant au régiment de Bourbonnais le 14 décembre 1760, capitaine le 25 aout 1773. Il aurait fait en Allemagne les campagnes de 1761 et 1762 et celle de Corse avec le comte de Marbeuf. Il passe en Amérique avec le corps de Rochambeau. Il demande à quitter l'armée après Yorktown pour raisons de santé. Chevalier de Saint Louis en 1781, il démissionne le 1er juin 1782, reçoit un traitement le 1er mai 1784, en attendant de recevoir en voir un commandement d'un bataillon de garnison. Durant la révolution française, on demande à Lanet de déclarer ses fonctions et titres obtenus sous l'ancien gouvernement. Visiblement inquiété,  Lanet certifie alors avoir perdu une partie de ses effets et papiers dans le trajet entre Providance et Yorktown, pris par les anglais. Pour sa croix de Saint Louis, il dit l'avoir vendu car elle était cassée (il fait don à la République des 36 louis obtenus). Point amusant, il mentionne avoir également avoir vendu d'autres mauvais objets « en or et argens » tel que pochette et dragonne. On verra qu'il n'en est rien (en tout cas pour la dragonne).

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Historique : Le 6 avril 1780, le régiment de Bourbonnais embarque, à Brest, avec le marquis de Rochambeau, pour aller porter secours aux États-Unis d'Amérique. Le régiment débarque près de New York et part en opérations en Rhode Island.En 1781, le régiment oblige les avant-postes anglais à se réfugier dans New-York puis fait sa jonction avec la flotte de l'amiral de Grasse dans le siège de Yorktown, victoire décisive de la guerre d'Amérique. À Yorktown, le régiment ouvrit une tranchée avec le Régiment de Soissonnais, dans la nuit du 6 au 7 octobre.

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